Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du nouveau disque de Sofja Gülbadamova.
Mieux qu’un commentaire, voici l’intégralité du second mouvement « Intermezzo – Andantino un poco agitato » de l’opus 119 de Brahms.
Nous aurions aimé vous faire découvrir Ernst von Dohnanyi mais ce compositeur n’est pas dans le domaine public, ce qui ne permet pas d’en diffuser un mouvement complet.
La question nous est fréquemment posée: « les enregistrements Passavant Music seront-ils disponibles en téléchargement? »
En fait, la réponse ne nous appartient pas totalement. Un disque n’est pas seulement un produit culturel, il est le fruit du travail parfois très dur des artistes et de toute une équipe technique. En ce sens, l’enregistrement est donc un produit commercial avec ses ayants droit. La loi l’a prévu puisque le phonogramme est protégé pendant de nombreuses années. Il y a donc propriété et c’est au propriétaire et à lui seul de se positionner par rapport à l’usage qui peut être fait de son travail. S’agissant du téléchargement légal, la seule personne dont l’avis est prépondérant est donc l’artiste et/ou le producteur (celui qui finance l’ensemble de la réalisation et qui risque son argent et c’est souvent l’artiste lui-même). Nous n’avons pas à discuter ses raisons car il s’agit de son bien; il en fait ce qu’il veut tant que rien ne l’oblige à pratiquer autrement.
Quand on leur pose la question, les artistes sont très majoritairement opposés à ce mode de distribution, notamment parce que la vente des disques fait partie de leurs principaux revenus, réalisés à l’issue de chaque concert. Le bénéfice réalisé par l’artiste n’est en aucun cas comparable à celui qu’il tire de la vente par Internet. Internet est donc vu comme une concurrence déloyale.
Internet est avant tout un formidable outil de communication et ce blog en est un exemple. Ecouter de larges extraits ou des mouvements complets, ce que nous préférons, est rendu possible par cette technologie mais, s’agissant de l’acquisition des enregistrements, n’oublions jamais que:
la meilleure façon de faire vivre un artiste est d’aller l’écouter en concert et de lui acheter le disque sur place. Aucun mode de rémunération par « prélèvement à la source » n’ira aussi certainement dans sa poche.