Cette page consacrée à la haute-fidélité est régulièrement complétée, prenant en compte certaines questions posées par messagerie. Les articles peuvent être complétés de temps à autre, surtout s’ils font débat ailleurs.

N’hésitez pas à revisiter les sujets qui vous ont intéressés ou interpellés.

Retour prochain des DVD-Audio à Passavant ?

Ce n’est pas une plaisanterie puisque ce format injustement oublié dispose enfin de plateformes de lecture performantes et universelles. Parce que tous nos enregistrements sont réalisés en 24/96 multicanal et que nous disposons de tout ce qu’il faut pour éditer et publier des disques sous ce format, nous projetons de lancer une petite série collector de DVD-A, du cousu-main pour les amateurs bien équipés. Il nous reste à définir quelques principes et normes mais nous ne serons pas seuls puisque les labels BNL et Syrius se joindront à Passavant Music pour offrir un catalogue significatif.

Bientôt des nouvelles.
Vous pouvez acquérir nos enregistrements dans notre boutique de vente en ligne: www.pmusicstore.com
Qu’est-ce que Passavant?
Passavant est le nom du village du Doubs dans lequel nous avons créé LE STUDIO ACOUSTIQUE où nous nous employons à réaliser de façon très rigoureuse ce que doit être un enregistrement aussi fidèle que possible. Passavant est un lieu de prise de son apprécié disposant d’espaces acoustiques rarement rencontrés dans le secteur privé. Un grand studio semi-réverbérant à acoustique variable et une église composent la structure de base de l’ensemble. La musique y est captée de façon optimale et totalement naturelle en choisissant l’environnement idéal pour la musique.

Les longues années passées aux côtés de Georges Cabasse, de François Bellec, son bras droit, et du preneur de son Bernard Neveu ont largement contribué à forger une philosophie que rien n’est venu contredire, bien au contraire. Parce qu’un preneur de son travaillant pour d’autres n’est jamais totalement libre de procéder comme il l’entend (il est aux ordres du producteur), nous avons préféré aller au bout de nos idées et investir très lourdement dans une structure technique et commerciale qui nous garantit une totale liberté de mouvement. De cette philosophie est né le Studio Acoustique ainsi qu’un label de musique acoustique (Passavant Music, distribué par Codaex) qui n’a rien de particulièrement audiophile au sens moderne de ce terme mais qui se veut avant-tout totalement pur et authentique, janséniste diraient certains.

Ce studio a un site, n’hésitez pas à le visiter: www.passavantstudio.com

Cette page de notre blog fait suite à nos expériences issues de la Live Music (comparaison instantanée entre musique vivante et musique reproduite) car nous nous appliquons à vérifier toute chose par des tests comparatifs très sérieux, les théories ne valant pas grand chose si elles ne sont pas confirmées par l’expérimentation. Etre propriétaires d’un grand studio équipé d’un Steinway de Concert, où séjournent de nombreux musiciens, nous permet de remettre perpétuellement en cause toutes nos théories, idées et (in)certitudes en comparant la copie à l’original.  C’est par là que tout devrait commencer et si ce type de test était pratiqué de manière systématique, on lirait probablement moins de bêtises.

 

Si vous souhaitez lire les articles qui suivent en suivant l’ordre chronologique, veuillez commencer par le bas de page.

 Qu’est-ce que la Haute-Fidélité?

Il devrait être très facile de répondre à cette question mais ceux à qui on s’adresse, dans l’univers audiophile des amateurs de rock, ne comprennent pas toujours que la quasi totalité des disques qu’ils écoutent sont souvent inadaptés et sans espoir. Leur avis est dicté par une nécessité: faire du beau son à partir d’enregistrements médiocres car la musique rock répond avant tout à des critères de marketing populaire très éloignés de la hi-fi. Juger un équipement sur du rock, de la variété, de la chanson… est vain*. Si c’est le cas, on appréciera l’aptitude de cet équipement à recréer les éléments manquants qui coloreront un son irrémédiablement plat à l’origine. Est-ce à dire qu’une chaîne destinée à l’écoute de ces musiques est colorée? Ma réponse est oui, sans aucun doute. Voilà pourquoi les audiophiles rockers trouvent toujours que les enceintes fidèles sont plates (manquent de relief), froides et agressives. Ne les écoutez pas si vous êtes mélomane amateur de classique.

Je suis tombé un peu par hasard sur l’article dont je vous communique le lien. Je n’ai lu que cette page que je trouve bien faite. Les audiophiles rockers contesteront probablement cette approche pourtant très exacte sur le fond. Mais quand quelqu’un part du principe que le disque qu’il a acheté est forcément bon et ignore tout de la production des musiques populaires, il est difficile de discuter.

le-boulet-de-la-hi-fi-2-le-retour

Cette lecture permettra de comprendre pourquoi je trouve les discussions de forums ridicules et sans intérêt. Les gens qui s’y affrontent ne parlent absolument pas de la même chose.

* Je n’ai rien contre la musique rock mais contre la façon de la produire. L’incidence que peut avoir ce type de production sur l’évolution des matériels est malheureuse. La Hi-fi, si on peut encore l’appeler comme ça, s’éloigne de son but initial. Il n’y a pas si longtemps, on pouvait comparer les meilleures enceintes à des instruments réels et le résultat était troublant. Aujourd’hui, les labos d’acoustique écoutent des disques dont ils ne savent pas grand chose et ne font plus venir d’instruments réels.

L’égalisation (cet article, à suivre, sera complété de temps à autres)

Ce sujet a toujours été d’actualité avec des périodes plus ou moins longues de rémission. Chaque nouvelle technologie suscite le même engouement avant de retomber comme un soufflet parce qu’il existe un problème de fond que les promoteurs de l’égalisation feignent d’oublier, ce qui n’est pas honnête, ou ignorent, ce qui n’est pas très malin.

Il y a eu les égaliseurs graphiques au cours des années 70

Il y a eu les égaliseurs paramétriques au cours des années 80

Il y a eu les égaliseurs numériques dont certains à mémoires (Stage Accompany) dans les années 90 et même un peu avant.
et, depuis la fin des années 90, ce sont les systèmes basés sur la réponse impulsionnelle qui ont  fait leur apparition (prototype B&W vers 1997, Tact Audio 2.2 en 1998), suivis d’une cohorte d’appareils plus ou moins semblables.

Ces appareils poursuivent un même but: corriger des défauts mais on ne sait pas très bien lesquels car personne n’est vraiment d’accord à ce sujet, toute certitude pouvant être contestée sur le champ. Un de mes éminents confrères les appelle « correcteurs électroniques de salle », ce qui n’est pas exact car ils ne peuvent que tenter de masquer mais ne corrigent jamais les défauts. Comment voulez-vous corriger toute une salle à partir de deux enceintes placées devant vous? C’est là qu’est le problème.

Pour régler de tels appareils, l’audiophile aura toujours besoin de l’aide d’un spécialiste qui en sait plus que lui car les corrections automatiques sont déplorables. Avec le prétendu savoir, ce n’est déjà pas simple mais sans savoir, mieux vaut s’abstenir et je sais de quoi je parle puisque l’égalisation fut mon travail pendant plus de dix ans et que je continue à suivre ses évolutions depuis.

Il y a un hic et nous le voyons à travers les témoignages relevés dans les forums: deux spécialistes n’égalisent pas de la même façon. Qui a raison? En est-il au-moins un qui a raison? Personnellement, je ne le pense pas. Pour l’instant, l’égalisation reste une opération totalement subjective, menée avec des moyens de mesures dont l’interprétation reste très approximative. Nous en sommes encore à la médecine du Moyen-Age, même si les mesures semblent très sophistiquées. En réalité, elles ne le sont pas. L’égalisation en est encore au stade des saignées et les docteurs emploient un jargon bien compliqué pour impressionner le malade. Pour preuve, nous notons que les régleurs reviennent plusieurs fois sur place ou indiquent des corrections à effectuer après relecture des mesures. Grâce à Dieu, mon médecin est plus précis dans son diagnostic et il me prescrit un traitement autrement plus efficace.
Tout, ou presque n’est qu’hypothèse statistique s’agissant de l’interprétation de la mesure. Même le fenêtrage ne suffit pas car, dans un même temps, plusieurs réflexions venant de directions différentes peuvent se contrarier et nous donner une valeur globale dans laquelle interviennent des évènements importants pour l’écoute et d’autres qui le sont moins. Une mesure acoustique présente un mélange de phénomènes sans liens entre eux qui donne une image globale différente (enveloppe) difficile à interpréter, même quand la mesure est limitée à quelques millisecondes.

Je suis frappé par les expériences menées, d’un côté, sur la précision de l’écoute, laquelle démontre que l’oreille interprète des différences de niveau de l’ordre de 0.1dB alors qu’une correction est rarement inférieure à 1dB. Les savants régleurs sont-ils capables de faire sonner deux enceintes exactement de la même façon à l’écoute d’un bruit rose? Certainement pas. Cela prouve qu’ils sont toujours en recherche de solutions et qu’ils naviguent encore à vue.

Le problème, c’est d’abord la stéréo. De ce point de vue, la correction acoustique passive est beaucoup plus sûre car elle s’applique directement à la source du problème en le neutralisant là où il se trouve. Corriger un problème qui se trouve derrière vous avec une enceinte qui se trouve devant est absurde… et ça ne marche pas.

Alors, si l’on fait les comptes: un processeur numérique et l’action incertaine d’un technicien coûtent très cher. A ce prix là, on peut s’offrir un traitement acoustique très sérieux et esthétique (ça existe) et terminer la correction de quelques modes à l’aide d’un égaliseur numérique paramétrique pas cher.

Si mon éminent collègue s’était offert des enceintes modernes qui marchent, il se serait aperçu que tout aurait été beaucoup plus simple.

Disque test ou disque de démonstration: quelle est la différence?

Les deux choses sont très différentes. Un disque de démonstration est une compilation de morceaux de musique de provenances diverses et variées sans aucun lien technique entre elles. Ce genre de disque est conçu pour mettre en valeur le matériel d’écoute, c’est pour cela qu’il s’appelle de démonstration. Les pièges n’y sont pas nombreux et le résultat est souvent avantageux pour le matériel.

Ce qui rend les disques de démonstration impropres à l’évaluation qualitative du matériel, c’est le fait que les titres sont sélectionnés par un ou plusieurs auditeurs qui choisissent les titres en les écoutant sur leur chaîne haute-fidélité personnelle, laquelle n’est pas étalonnée, ce qui aura une incidence inévitable sur le contenu. La qualité de l’auditeur, le choix du matériel, sa mise en oeuvre, l’acoustique de la salle d’écoute, l’humeur du moment… sont autant de critères qui rendent ces compilations plus anecdotiques que réellement sérieuses. Parmi tous les titres retenus, quelques-uns sont « parfois » neutres tandis que beaucoup d’autres sont le résultat de mixages divers avec ajout de réverbération, égalisation, compression, tout ceci réalisé dans des studios très différents dont l’acoustique et le matériel auront une influence directe sur le résultat final. Je me demande d’ailleurs si les critères techniques de la prise de son sont réellement pris en compte, ce serait pourtant la moindre des choses. Il serait indispensable de préciser quels étaient les micros et les matériels utilisés à l’enregistrement.

Quand on réalise une compilation issue de labels et de studios différents, les ingénieurs du son seront également différents et ils n’ont pas une oreille étalonnée. Tous entendent de façon différente. Autant dire que ce genre de disque s’écoute pour le plaisir mais pas pour le travail. Au contraire, un disque test doit être absolument neutre. On n’utilisera qu’un seul micro par canal, soit deux et seulement deux en stéréo, et ces micros devront impérativement être de qualité mesure (capteurs de pression de faible surface). Des micros comme les Neumann TLM150, sont réputés mais ils ne répondent pas exactement à ce critère puisque la capsule est enchâssée dans une sphère qui augmente le niveau du médium dans l’axe et le réduit en-dehors. Ce sont des micros de prise de son, pas des micros de qualité mesure, cette différence est importante. Parmi les micros utilisables pour réaliser des enregistrements réellement fidèles, on trouvera, entre autres, le Schoeps MK2 (en proximité), certains Earthworks ou encore les Brüel & Kjaer (DPA) 4007 et 4006. Ces microphones se reconnaissent à la très petite taille de leur membrane.

Un disque test doit être composé de plages enregistrées sans la moindre intervention humaine qui pourrait en altérer l’intégrité. Les micros doivent être raccordés directement aux préamplis, lesquels doivent rester en position neutre. Toute la chaîne d’enregistrement doit être absolument linéaire. Si l’on ne respecte pas cette règle, le disque test n’en sera pas un. Il restera une simple compilation déterminée de manière subjective et destinée à vous donner envie d’acheter le matériel, pas à le piéger.

Il est tout à fait normal qu’un disque test ne « sonne » pas systématiquement bien si la chaîne haute-fidélité n’est pas aussi parfaite que son propriétaire le croît. Le disque test est fait pour ça. Il ne sera parfait que quand TOUT sera parfait. Autant dire, qu’il y aura toujours quelque chose à gagner. La chose qu’on ne pourra jamais éviter: l’analyse sonore à l’aide d’un disque test requiert une excellente culture musicale sinon, il y a peu de chances pour que ça serve à quelque chose.

Notre disque test, mais aussi ceux que nous avons réalisés pour les revues (Diapason, Prestige…) sont réalisés de façon absolument rigoureuse,  y compris la plage de blues-rock nommée « blue », qui a été enregistrée à l’aide de deux capteurs de pression. C’est sans doute pour cela que leur succès ne se dément pas depuis près de dix ans.

=> CD TEST PASSAVANT MUSIC / CENTRAL ELECTRONIC

Un ou deux caissons en stéréo?

Rappelez-vous toujours ce principe fondamental:

Seuls des signaux corrélés en phase peuvent être mélangés entre eux sans conséquences fâcheuses.

Donc ma position est nette: quand il y a stéréo de phase, il faut deux enceintes, même dans les basses. Ceux qui affirment qu’un caisson fait aussi bien ou même mieux que deux feraient mieux de réviser leurs cours ou d’apprendre à lire ou même à entendre. Ce n’est pas parce que l’oreille ou le cerveau ne savent pas localiser les basses que le signal ne comporte pas de stéréo à l’origine. Certains enregistrements contiennent des informations en vraie stéréo avec différence de phase jusqu’à 40Hz, voire plus bas. C’est le cas de beaucoup d’enregistrements Passavant mais aussi BNL et Syrius. En effet, l’écartement entre les micros est parfois si grand que l’on peut relever des différences atteignant deux ou trois mètres entre l’instrument et chacun des deux microphones. Les temps d’arrivée à chaque canal seront donc très différents (près de 10 ms parfois). Si vous mélangez ces deux canaux dans les basses, vous allez obtenir un filtrage en peigne qui ruinera définitivement la qualité des graves de l’enregistrement; adieu naturel! Les basses seront pauvres et colorées. Il n’existe aucun moyen de corriger ce phénomène dans ce cas précis. Donc, la stéréo est possible dans l’extrême-grave et le mélange des canaux G+D en mono est une hérésie dans ce cas. Vous allez simplement perdre tout ce qui fait l’intérêt de tels enregistrements. Certes, beaucoup de disques actuels n’ont pas de stéréo dans les basses mais ce n’est pas le cas quand les prises de son sont réalisées en stéréo naturelle non compatible (comme le furent les plus vieux Decca d’avant l’arbre à trois micros, les meilleurs de ce label).

Seul le canal d’effets d’extrêmes-basses d’un système home-cinéma (le.1), qui est un véritable canal indépendant, doit être utilisé avec un seul caisson et pas deux, parce qu’il est mono et définitivement mono. Le doubler est donc déconseillé.

Beaucoup pensent à tort qu’il faudrait considérer les micros à l’égal des oreilles. Nous nous opposons à ce concept car les micros se comparent aux enceintes. Vos oreilles vous suivent partout, il n’est donc pas utile de les doubler. Les expériences Live Music que nous avions menées en public avec Cabasse au cours des années 80 et 90 ont définitivement consacré cette approche, la seule à soutenir la comparaison avec l’orchestre réel. Dès essais menés avec un ensemble dit « triphonique » se sont soldés par un cuisant échec.

Quelle que soit la qualité de votre installation, de votre pièce, de vos oreilles… un son dégradé à cause d’un mélange inopportun sera irrémédiablement dégradé.

En résumé: rien ne sert de se préoccuper du matériel, de la pièce et des caractéristiques de l’audition si le signal reproduit par la chaîne est mauvais à la source. On perd son temps.

La reproduction avec un seul caisson de basses ne sera possible :

- que si le son à reproduire est mono*

- que si la stéréo est de la mono dirigée avec les panoramiques de la table de mixage*
- que si les deux micros de la stéréo sont très proches l’un de l’autre (quelques dizaines de centimètres)*.

* Certains ingénieurs du son prétendent l’inverse mais ils semblent avoir mal lu mes propos. Leurs arguments ne seraient recevables que si tous les enregistrements du marché étaient en mono dans les basses. Je ne peux que leur conseiller d’expérimenter la stéréo un peu plus à fond avant de donner un goût d’universalité à leurs pratiques. 

Quand on prétend faire de la haute-fidélité, on commence par s’inspirer de la nature. Le grave en mono est une facilité mais pas une réalité.
Les mélomanes le savent: dans la réalité du concert (qui doit être notre seul point de référence quand on parle de fidélité), on ne réunit jamais les basses d’un orchestre en un seul point, c’est d’ailleurs impossible quand les instruments sont nombreux (ne pas confondre un seul côté avec un seul point). Les contrebasses, violoncelles, piano, grosses percussions, harpe… représentent une masse très étalée. Même en jazz acoustique (sans sono), la basse, la grosse-caisse, le piano de concert… ne sont pas concentrés au même endroit.  Le front d’onde qui se déplace de l’orchestre vers les auditeurs comporte donc bien de la stéréo dans les basses. Or, c’est ce front d’onde qu’on va s’attacher à capter et à reproduire en premier avant de s’intéresser au reste. Commençons donc par respecter ce qui existe avant de s’inventer des excuses dictées par des conditions essentiellement économiques.

Que ceux qui possèdent deux enceintes large bande normales se rassurent, ils disposent du nécessaire pour écouter tous les enregistrements stéréo.

 

Très Haute-Définition et Marketing

Il est important de dire et de redire que très très peu d’enregistrements sont réalisés réellement en très haute-définition et particulièrement en DSD, quasiment aucun en 24/384 (nouvelle lubie), très rarement en 24/192, un peu plus en 24/96 et énormément en 24/48. Je ne sais donc pas comment on peut vous proposer, de façon très sûre, autant d’enregistrements en très haute-définition, garantis pur jus alors qu’il est totalement impossible de savoir à quel format la prise de son originelle a été réalisée. Pour la musique rock, l’affaire est quasiment entendue dans la mesure où il y a un nombre considérable de pistes à gérer avec beaucoup d’effets numériques très gourmands en ressources informatiques. 48kHz/24bits est le format le plus utilisé avant la phase finale, le mastering.

Le mastering: c’est à ce niveau que la supercherie a lieu. Quasiment tous les enregistrements numériques provenant du studio sont recopiés sur un magnétophone analogique (souvent un Ampex) avant d’être convertis à nouveau en numérique au format désiré par le client et que l’on pourra nommer Master sans être soupçonné d’escroquerie. Les fameux masters sont donc déjà des copies de copies de copies… ayant traversé tous les outrages avant de vous être proposé comme pur master à très haute-définition. Et ce n’est pas le revendeur qui aura les moyens de le vérifier puisque aucune norme ne définit ce qu’est réellement un Master. Aucun système d’analyse ne pourra le démontrer si la copie est repassée par une étape analogique intermédiaire. Et pour monter à 48kHz de bande passante à partir d’un enregistrement tronqué à 20kHz, il existe des appareils capables de fabriquer des harmoniques, comme il existe des appareils qui permettent de chanter juste, même si vous n’avez pas d’oreille. L’industrie du disque ne manque donc pas de ressources.

D’ailleurs, est-ce si important que ça? Ce n’est pas le format qui fait qu’un enregistrement est réussi ou non, comme ce n’est pas l’appareil qui fait la photo. Un bon photographe est capable de faire des merveilles avec un appareil très simple tandis qu’un Leica ne rattrapera jamais une prise de vue particulièrement laide.
Nos enregistrements ne sont jamais recopiés en analogique.

Caisson de basses asservi ou pas

Après avoir été abandonné par presque tout le monde, l’asservissement est réapparu depuis peu et, à en croire certains, serait devenu la panacée sous prétexte que les technologies auraient évolué. Les modes ont la mémoire courte et le sens de l’observation mal aiguisé.  Tous ceux qui défendent ce principe mélangent asservissement, filtrage, égalisation… Chaque fonction a un rôle défini et l’asservissement n’a rien à voir avec les autres fonctions. Surtout!!! il faut considérer le fonctionnement d’une enceinte dans son ensemble et non détail par détail. Une enceinte est un tout, ne l’oublions jamais. Ayant travaillé chez Cabasse, j’ai une certaine idée de ce que peuvent faire l’asservissement et la multipliamplification active (Cabasse créa la première enceinte active commerciale au monde, ce que beaucoup ont oublié). L’asservissement peut-être très intéressant pour des enceintes à trois voies avec médium dôme (les Brigantin, Galion et Sampan 3VTA étaient de grandes réussites) mais il devient problématique avec un système à quatre voies (Albatros et Goéland perdirent vite leur asservissement parce qu’ils étaient moins bons avec). Les constructeurs qui proposent de l’asservissement sur leurs caissons sont spécialisés dans le sub pour home-cinéma, pas pour la haute-fidélité. Tous les fabricants dont les subgraves sont censés accompagner des enceintes haute-fidélité se gardent bien de les équiper d’asservissement et ils savent très bien pourquoi. En tous cas, ce n’est pas parce qu’ils sont incapables d’en faire (c’est à la la portée de n’importe quel labo un peu compétent) mais simplement parce qu’ils savent très bien pourquoi il y a des limites au marketing. Si l’asservissement est tolérable pour la voie +1 d’un home-cinéma, parce qu’il est indépendant et ne se couple à aucune enceinte (il vit sa vie de façon indépendante), il se montre assez décevant quand il s’agit de le marier à une enceinte normale (dans le cas des canaux principaux). Associer deux haut-parleurs dont le comportement est très différent à la même fréquence (l’un est asservi, l’autre pas), n’a jamais donné de bons résultats. J’en sais quelque chose, car je possède encore deux paires d’Albatros dont l’asservissement mériterait d’être neutralisé pour reprendre du service. Pour information, un grave et un bas-médium, asservis tous les deux mais de façon indépendante, fonctionnent encore moins bien que deux haut-parleurs sans asservissement. Un bon asservissement devrait prendre en compte le couplage entre les deux voies pour que ça marche; ce serait parfait mais cela n’existe pas encore. Pour le moment, chaque haut-parleur joue dans son coin sans se préoccuper du voisin; comment voulez-vous que ça aille?

Pour posséder encore des enceintes à quatre voies dont deux sont asservies en vitesse et accélération (grave et bas-médium), je peux assurer que les mesures autour de la fréquence transition étaient souvent très accidentées, plus que dans la version active non asservie. François Bellec, ingénieur en chef de Cabasse, ex Supelec, m’expliquait que l’une des hypothèses de la grande difficulté de mise en oeuvre de l’asservissement peut provenir des modes de la pièce qui ne sont pas sans influences sur le comportement d’un haut-parleur, selon que ce haut-parleur se trouve placé dans un ventre ou un noeud acoustique (l’auditeur pouvant se retrouver dans une situation identique ou totalement opposée). L’asservissement réagissant à ce phénomène qui agit sur la membrane, des réactions très compliquées peuvent en résulter. Dans un ventre, l’asservissement réduit la voilure tandis qu’il met les voiles en présence d’un noeud car son rôle est de compenser les dysfonctionnement du haut-parleur. Ce phénomène apparaît notamment avec les bass-reflex dont l’asservissement s’accommode mal pour les mêmes raisons. Incontestablement, les enceintes asservies sont plus compliquées à positionner que les autres. Les nouveaux défenseurs du principe ignorent ou feignent d’ignorer cette situation particulière.
Il est aisé de mettre en évidence l’action des noeuds et ventres sur une enceinte asservie, une Albatros par exemple, en retirant simplement le tweeter (pour la mesure) afin de créer un bass-réflex provisoire. Il se trouve que dans ce cas précis, on obtient un accord situé vers 20Hz, lequel produit naturellement un noeud à cette fréquence au niveau du HP de basses. N’écoutant que son courage, l’asservissement augmente immédiatement la puissance à cette fréquence de manière considérable sans savoir qu’on retrouve un noeud à cette fréquence au niveau de l’évent. C’est ainsi que l’extrême-grave devient exagérément boursouflé. Si le phénomène inverse s’était produit, nous n’entendrions plus d’extrême-grave. Rien n’est aussi simple qu’on pourrait le croire. Le laboratoire des fabricants d’enceintes sérieux sont peuplés d’acousticiens, d’électroniciens, d’informaticiens… C’est le moins que l’on puisse faire pour maîtriser des choses aussi complexes.

Facile à réaliser de nos jours mais abandonné à l’unanimité par Cabasse qui s’en fit pourtant le chantre pendant de très nombreuses années, l’asservissement est défendu par très très peu de fabricants, sauf, peut-être des fabricants de caissons qui ne produisent rien d’autre. Et pourtant, cette technique est à la portée de n’importe quel laboratoire un tant soit peu compétent. Pourquoi cette désaffection? C’est tellement systématique qu’on est en droit de se poser la question. Finalement: l’asservissement est-il aussi recommandable et utile que les audiophiles semblent le croire?

De toutes les façons, l’asservissement est d’autant plus inutile dans un caisson que le volume y est si réduit que l’air contenu à l’intérieur est saturé en permanence. La puissance énorme des amplis intégrés suffit à compenser cette limitation. Finalement, il n’est pas facile d’y faire du traînage sauf avec un HP sans tenue (la taille de l’aimant ne prouve rien de ce côté-là). Ajoutons à cela, une lenteur confondante de l’extrême-grave en-dessous de 100Hz qui fait considérer l’évocation de la réponse impulsionnelle et de l’amortissement du caisson comme une blague de potache. Pas de doute, l’asservissement des caissons est bien une affaire de marketing pur qui me fait penser qu’à l’avenir, on trouvera sans doute quantité de caissons asservis dont le circuit sera quasiment inopérant (cette idée est libre de droits). Mais comme ça ne se verra pas et que personne ne l’entendra, cela fera au-moins le bonheur des marchands tout en gonflant d’orgueil l’audiophile en mal de nouveautés. Pour une fois, les deux parties y trouveront avantage.

… A bon entendeur.

 

Un Forum vraiment recommandable

Les forums (ou fora) consacrés à la haute-fidélité sont souvent décevants et assez vains. Des professionnels et des amateurs (difficilement discernables) profitent de la candeur ambiante pour sortir des théories toutes plus fausses les unes que les autres pour se mettre en valeur. J’ai cru un temps que l’on pourrait se servir de ces tribunes pour faire passer des messages mais les menteurs sont toujours plus séduisants. Et puis, il y a les incompétents, qui ne connaissent rien à rien et qui sortent des imbécilités de façon péremptoires. Quant à l’orthographe, elle montre combien la majorité de ces gens n’ont aucune culture. C’est navrant!

Alors, quand un forum parle vrai et que son instigateur, dont les faits d’arme se passent de commentaires, se met à la portée de tous, parle avec précision et fermeté, je ne peux que me réjouir. C’est le cas de Jean-Pierre Lafont et de son forum.

Personnellement, je suis d’accord avec pratiquement tout ce qu’il y dit, sauf sur un point, mais cela ne surprendra pas: la différence entre Haute-Fidélité et Home-Cinéma. Jean-Pierre Lafont évoque la haute-fidélité telle que les forums hifi nous la présentent. Autant dire que sa vision de notre monde est sévère mais je ne peux l’en blâmer.

Ancien collaborateur de la maison Cabasse pendant quinze ans, j’ai toujours entendu Georges Cabasse et ses ingénieurs défendre les idées que je retrouve, pour la toute première fois, chez Jean-Pierre Lafont. Le petit guide Cabasse (Réflexions sur le choix des enceintes Acoustiques), paru en 1980, est encore d’actualité sur ces points fondamentaux. Les séances de Live Music (comparaisons en public entre les musiciens et l’enregistrement) se devaient d’être très rigoureuses et ce n’était pas une mince affaire à optimiser, j’en sais quelque chose. Cabasse n’a jamais été un adorateur de la chambre de compression mais il était concerné par le haut rendement. D’ailleurs, ceux qui fréquentaient la Salle Havane du Palais des Congrès, pendant les salons du son, pouvaient se rendre compte qu’une paire d’enceintes Cabasse était capable de tenir le niveau produit par un vrai percussionniste auquel elle était comparée et ce, devant 300 personnes et avec une amplification maison développant un petit millier de watts en pointes. Et puis, n’oublions pas La Géode que j’avais eu l’opportunité de régler au moment de la livraison des filtres actifs définitifs.

Lisez attentivement les conseils techniques et les points de vue sur l’acoustique, l’égalisation, les correcteurs à la mode… car, dans ce forum, peu de choses sont hors sujet quand on rêve également de reproduire la musique grandeur nature. Il sera facile de laisser de côté ce qui est strictement du domaine du cinéma.

C’est enthousiasmant! Bravo!
http://www.cinetips.com/viewforum.php

 

Haute-Définition?!?! 

Très récemment on m’a interrogé sur les différents formats numériques disponibles au disque ou en téléchargement. Une chose m’a interpelée, c’est le mépris avec lequel on considère le format 44.1kHz/16 bits du CD, comme s’il s’agissait de basse définition. Evidemment non! Ce format est bel et bien de la haute-définition puisqu’il est en mesure de reproduire les sons avec une fidélité telle que la grande majorité des gens dotés d’oreilles normales ne parviennent pas à les distinguer de l’original et la théorie l’a présenté comme tel. Si haute-fidélité signifie reproduction à l’identique, haute-définition a nécessairement un sens comparable. Le format CD est donc bel et bien de la haute-définition. Mais alors que sont le 24/96, 24/192 etc… ? simplement de la très haute-définition, meilleure sur le papier mais pas nécessairement décisive à l’oreille. La basse-définition est réservée aux programmes compressés avec perte, genre mp3.

 Egaliseur ou Traitement Acoustique de la Pièce?

C’est la question qui se pose assez souvent depuis que l’on dispose d’appareils peu chers offrant des moyens d’analyse puissants et une palette de réglages très riche. En fait, cette question ne devrait pas être posée de cette façon car les choses ne se résument pas à un simple duel avec un vainqueur à la clé. Comme nous le savons tous, l’enceinte et la pièce sont les éléments les plus mauvais de la chaîne mais, indépendamment de leurs qualités propres, de bonnes enceintes et une bonne pièce ne suffisent pas car il faut que l’interfaçage entre l’une et l’autre soit optimal et ce n’est pas toujours le cas. En peu de mots, l’égalisation la plus réussie est celle qui permet d’assurer une transition acceptable entre l’enceinte et la pièce et non de croire ou faire croire que l’on a gommé les défauts de la pièce en les retranchant à l’aide d’un correcteur car on joue également sur ceux de l’enceinte.

On comprendra très vite qu’une bonne enceinte et une bonne pièce sont des préalables à une installation audio réussie, l’égaliseur servant à adoucir ce qui doit et peut l’être en corrigeant la courbe de réponse du système pour obtenir ce que j’appellerais une courbe de transfert électroacoustique progressive entre les deux milieux.

Quand enceintes et pièce d’écoute ne s’accordent pas, on ne pourra qu’améliorer un peu les choses pour les rendre un peu plus supportables mais à l’impossible nul n’est tenu. Quand la salle et les enceintes sont incompatibles, le résultat restera toujours plus ou moins mauvais tandis qu’une courbe de transfert réussie (avec ou sans correction) procurera à l’auditeur l’impression qu’il est catapulté sur le lieu de la prise de son.

Rappelez-vous qu’un égaliseur ne ramènera jamais à 0,4 seconde une réverbération de pièce qui se promène nettement au-dessus. Le son qui traîne traînera donc toujours. Ne soyons pas naïfs!

Pour bien égaliser, il faut une bonne culture de l’écoute et ce sont souvent des ingénieurs du son (l’ingénieur du son est celui qui travaille le son à la console ou sur son ordinateur, par opposition au preneur de son qui ne touche à rien), lesquels savent manier des correcteurs de tonalité à l’oreille, qui s’en sortent nettement mieux que des techniciens ou ingénieurs estampillés génies autoproclamés*. Les mesures ne sont pas assez significatives pour qu’on puisse considérer qu’elles sont fiables. Les mesures en salle semi-réverbérante sont à manipuler avec prudence et il ne faut pas en attendre trop sinon la déception est au bout du chemin. C’est souvent de la poudre aux yeux, les choix étant toujours finalisés à l’oreille.

Ce genre de réglage n’est pas à la portée d’un amateur, à-moins que sa connaissance du son soit au-dessus de tout soupçon. En réalité, tout ne se corrige pas et une bonne connaissance intellectuelle ou intuitive des effets de masques est impérative sinon, le remède risque d’être pire que la cause.

Une mauvaise pièce ou une mauvaise enceinte ne donneront jamais de bons résultats. On pourra, à la limite, noter un mieux mais pas un miracle. Pour espérer obtenir de bons résultats, il faut disposer dès le départ d’une bonne pièce et d’enceintes dont le rayonnement est adapté.

Une installation de qualité dans une bonne pièce nécessite très peu de corrections et offre une zone d’écoute très large; c’est à ça qu’on la reconnait.

* le meilleur moyen de confondre les prétentieux consiste à écouter du bruit rose sur une enceinte puis l’autre après optimisation. Si le réglage est aussi scientifique et parfait que certains le prétendent, on ne doit entendre aucune différence. Malheureusement, on en est encore très très très loin.

 

La chaîne du futur sera-t-elle comme celle-ci? => ICI

 DVD-Audio: le retour?

Ce format, qui a connu un lancement calamiteux, ne manque pas d’atouts mais il a été victime d’une véritable campagne de désinformation. Certains louent les qualités prétendument supérieures du SACD sans trop savoir que le DSD n’autorise pas le montage et, qu’à part la copie de bandes analogiques, tout ce qu’on nous propose passe allégrement par une double conversion DSD -> Multibit -> DSD. Finalement, la majorité des SACD contiennent du multibit qui ne l’avoue pas puisqu’un disque sans montages, ça n’existe plus depuis très très longtemps, même en live.

Le signal numérique du DVD-Audio ne subit, pour sa part, qu’un simple traitement lossless (MLP) pour s’adapter au débit du DVD mais retrouve l’exacte qualité du fichier HD originel jusqu’en 24/96 en multicanal ou 192/24 en stéréo. Sur le plan économique, un DVD-Audio est comparable au CD et pourrait être vendu au même prix si les quantités suivaient mais c’est loin d’être gagné.

Un nombre important de lecteurs de Blu-Ray (Oppo, Denon, Yamaha, Marantz…) proposent la lecture de presque tous les formats existants dont le DVD-Audio. Nous en sommes ravis puisque cela nous permet de rééditer les références que nous avions mises en sommeil et même de relancer la production de nouveautés sous ce format.

Evidemment, je ne crois pas que le DVD-A envahira la planète mais le développement de sources réellement universelles autorise, dès aujourd’hui, les éditeurs à publier la musique qu’ils produisent sous le format qui leur convient le mieux, le mélomane n’ayant plus à se poser de questions au moment de l’acquisition de l’enregistrement. Dans notre cas: trois, quatre ou cinq canaux en 24/96 nous conviennent très bien et il se trouve que nous sommes parfaitement équipés pour réaliser et produire des DVD-A.

Il n’y a plus qu’à…

Nous reviendrons sur ce sujet puisque des tests sont en cours.

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L’avenir de l’audio

Les systèmes à disques durs résisteront-ils face au streaming, surtout quand l’augmentation des débits ne constituera plus un frein à la qualité? Quel sera l’intérêt de perdre son temps à ripper ses CD ou de télécharger des fichiers musicaux qui seront tous, ou presque, disponibles en qualité optimale sur des bases centralisées et sécurisées auxquelles l’accès sera direct et quasi immédiat? Puisque nous avons vu que la supériorité de la THD (très haute-définition) sur la HD (Haute-Définition) est « probablement » plus subjective que réelle, pourquoi passer des heures et des heures à engranger des fichiers et à tagger ce qui existera prêt à l’emploi sur Internet et qui ne coûtera pas cher?

Pour les utilisateurs recherchant la simplicité, le streaming est presque aussi facile d’emploi que le CD car il n’y a rien à faire et surtout pas de disques à ripper (à copier dans un ordinateur). Comme la plupart des enregistrements seront disponibles en ligne, la copie ne se justifiera qu’à de rares exceptions. Face au streaming, la dématérialisation qui fait débat aujourd’hui, celle qui utilise des ordinateurs et des disques durs, ne serait-elle pas un concept déjà obsolète? Tout le monde n’a pas la passion du matériel chevillée au corps ni une collection de plus de 2500 CD à gérer.

Comme tout le monde possède un lecteur, le CD reste encore le support le plus universel aujourd’hui. L’achat d’un disque est aussi le symbole irrépressible que le français préfère la propriété à la location, le palpable au virtuel. N’enterrons donc pas trop vite le support physique car, pour de nombreuses raisons, les musiciens ont besoin de lui pour présenter leur travail aux critiques, aux organisateurs de festivals, aux producteurs… et aussi parce qu’il est un complément financier appréciable pour améliorer un cachet souvent misérable à la fin du concert (tous les artistes ne sont pas de grandes stars et ils ont tous besoin de manger. Ces quelques centaines d’Euros supplémentaires sont donc les bienvenus).

L’avenir sera probablement multiforme: CD, BR, SACD (de moins en moins), vinyle, copies sur ordinateur, téléchargement, streaming… tout cela coexistera de façon plus conviviale que ce que les audiophiles actuels semblent mettre en place chez eux à partir de leur ordinateur personnel. La complication est la nourriture et la raison d’être de l’audiophile qui bricole plus qu’il n’écoute de la musique. Pour les gens normaux, ceux qui intéressent les industriels, la différence de qualité sonore perçue entre ces formats (vinyle excepté) n’étant pas évidente pour 99% des utilisateurs, c’est le côté pratique qui l’emportera et là, chacun verra midi à sa façon.

Pour une entreprise comme la nôtre, il est urgent d’observer et d’attendre car la demande de fichiers à télécharger représente encore moins de 2 pour 1000 par rapport au CD. Ceci s’est confirmé au Pullmann à Paris en 2010 où nous avons très bien vendu nos disques, grâce à B&W qui nous accueillait, et où la question du téléchargement ne nous a été posée que deux fois.

Pourquoi voulez-vous que j’hésite?

Wait and we’ll see.

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La Haute-Définition s’entend-elle vraiment?  (épisode 1)

Au-delà des chiffres, la haute-définition est-elle réellement meilleure, aujourd’hui, que le format 16/44.1 ? Depuis douze ans toutes nos prises de son sont réalisées en multicanal HD et très régulièrement, nous procédons à une évaluation auditive destinée à faire le point sur la situation car rien n’est figé et les ingénieurs ne gardent pas les deux pieds dans le même sabot. Ce qui était valable hier, l’est-il toujours aujourd’hui? Les formats populaires ne cessent de s’améliorer et le « gap » qualitatif entre le format numérique du CD et la haute-définition ne cesse de se réduire. Il ne faut pas perdre de vue que cela fait des années que les ingénieurs du son essaient de ne rien perdre quand ils convertissent leurs enregistrements HD  vers le CD final et les outils dont ils disposent pour ce faire sont devenus très performants. Cette préoccupation est particulièrement vraie quand on enregistre de la musique classique ou naturelle pour lesquelles la moindre perte est un motif de frustration. Notre objectif consiste à obtenir le même résultat quel que soit le format. A ce jour, où se situent les avantages de la haute-définition sur les formats standards? Bien sûr, il y a les données chiffrées mais il y a aussi des théorèmes qui ne demandent qu’à être vérifiés. Nous avons mené des expériences d’écoute à la fois très complètes et scrupuleuses en compagnie de l’accordeur du studio et de musiciens professionnels que nous connaissons et dont nous avons déjà eu l’occasion d’apprécier la pertinence des commentaires.

S’agissant du come-back du vinyle, autant le dire tout de suite: Passavant ne publiera pas de vinyles parce que notre technique de prise de son est incompatible. En effet, comme nos enregistrements comportent de la stéréo aux très basses fréquences, la gravure sur vinyle est impossible, pour des raisons mécaniques. Je pense que beaucoup ignorent cette particularité qui a empoisonné la vie des preneurs de son pendant de trop longues années. C’est désormais chose faite et cela évitera d’aborder ce sujet épineux.

Notre activité principale est l’enregistrement de qualité et, à ce titre, tout progrès ou toute nouveauté est observé avec le plus grand intérêt. Cependant, nous ne pouvons réfréner ce besoin persistant qui nous a toujours conduit à calmer notre enthousiasme et à vérifier, re-vérifier et re-re-vérifier que ce que nous croyons entendre est bien réel. Et puis, une amélioration est toujours difficile à évaluer. Sur le moment, on peut trouver que le changement est décisif mais qu’en est-il réellement sur le long terme?

Il faut être sérieux: si l’amélioration qualitative n’est pas décisive, le public ne suivra pas et le nouveau format ou le nouveau support n’aura aucune chance de s’imposer et sans marché, un format est condamné à brève échéance. Le marché audiophile n’est pas assez important pour influencer l’industrie. Les petits fabricants excellent dans l’amélioration et l’optimisation de techniques existantes mais je n’ai pas le souvenir d’un format audiophile spécifique qui ait tenu la distance.

Pourtant, s’il est une chose qui est vraiment très facile à évaluer, de façon sûre et que peu pratiquent sérieusement, c’est bien la fidélité du format et/ou de son support… c’est même un jeu d’enfant, à condition de disposer des outils indispensables – chose facile dans un studio – et de s’attaquer au problème avec honnêteté. Cela veut dire qu’il faut commencer par s’interdire tout parti-pris préalable.

Le point de départ de toute évaluation consiste à choisir la source de référence, celle à laquelle on comparera la copie. Cette référence doit être excellente et stable, la plus riche possible. Quand on évalue des formats numériques, mieux vaudrait ne pas partir d’une référence d’origine numérique ou ayant traversé un appareil numérique sinon il y aura toujours un doute. Peu importe si la référence est fidèle car ce qu’on jugera ce sont les copies réalisées à partir d’elle. Soit la copie est identique et elle est fidèle soit il y a une différence, même légère, et cette copie est sans intérêt pour des gens tels que nous.

1) Utiliser des musiciens: non! cela parait pourtant évident mais les artistes ne jouent jamais deux fois exactement de la même façon et au même niveau sonore, ce qui rend impossible toute comparaison à postériori. Pourtant, dans un studio, comme on peut écouter le son direct sortant des préamplificateurs microphoniques et le comparer aux différents formats, cette expérience serait possible mais puisqu’on ne peut tirer aucune conclusion sérieuse d’une telle comparaison, pour les raisons que je viens d’évoquer, mieux vaut abandonner cette piste.

2) Un enregistrement numérique HD: non! La succession de conversions de l’original vers la copie crée le doute sur la validité d’une telle source.

3) Une source sonore naturelle à très large bande devant laquelle on place des micros: c’est l’idéal si la source est parfaitement répétitive; malheureusement, c’est presque impossible. Une chute d’eau? peut-être, car son spectre sonore est très large et la dynamique est importante mais les micros électrostatiques risquent de ne pas apprécier l’hygrométrie très élevée. L’avantage est la possibilité d’écouter les micros en direct sur sa chaîne afin de comparer le son originel aux différentes copies. Le moins simple sera d’installer une cascade dans son jardin pour l’écouter dans son salon. Autant dire que cette piste n’est pas très sérieuse. Les autres sources de bruit ou de sons dépendent de beaucoup trop de paramètres. Même une note de piano n’est jamais attaquée deux fois de la même façon et le son résultant n’est pas comparable. Un accordeur y parvient à peu-près quand il pratique son métier depuis très longtemps. Son geste devient répétitif par habitude et peut servir de base intéressante tout en restant prudent quant aux conclusions qu’on peut en tirer.

4) Un tuner FM analogique que l’on règle entre deux stations ou un générateur de bruits rose et blanc, de préférence analogique, sont des sources qui semblent intéressantes mais, là non plus, on ne disposera pas d’une source réellement répétitive mais elle est d’observation aisée, ce qui en fait son intérêt. Ce n’est donc pas totalement idéal mais beaucoup plus exploitable que les situations précédentes.

5) Un enregistrement analogique de très grande qualité: oui, faute de mieux! Bande passante étendue, dynamique satisfaisante, reproductibilité de la source, principe d’enregistrement différent de celui des supports que l’on teste… tout cela existe si l’on dispose d’un enregistreur à bandes très bien réglé et de masters originaux 100% analogiques défilant à grande vitesse. L’avantage est que l’on peut synchroniser la lecture de la référence et de sa copie ou relire un passage sur l’un puis sur l’autre. Dans ce cas, on peut faire un magnifique travail d’évaluation et c’est ce que nous avons fait.

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La Haute-Définition s’entend-elle vraiment?  (épisode 2)

Voici quelques résultats. Ces résultats ne sont valables que pour les matériels employés pour les tests. Nous nous sommes contentés d’un convertisseur réputé et assez abordable: la Fireface 800 de RME utilisée avec le logiciel Sequoia, via une carte Firewire équipée d’un chipset Texas Instrument.

Peut-être aurions-nous  obtenu des performances meilleures en 48/24 avec d’autres convertisseurs mais le fait qu’on puisse atteindre la quasi perfection aujourd’hui en 44/16 partant d’un fichier HD démontre que si l’on choisit bien son équipement, certains discours actuels mériteraient d’être promptement vérifiés avec du matériel en état de marche.

Le magnétophone est un Revox A700 / 2pistes réglé par son propriétaire, notre ami suisse et orfèvre en la matière, Jean-Claude Blumenthal, lequel nous a confié des bandes enregistrées par ses soins en direct et en 38cm/s au festival de Montreux il a plusieurs années. Jean-Claude réglait les machines pour les radios étrangères et réalisait des sauvegardes à partir du signal direct. Nous avons pu entendre quelques bandes mythiques avec une qualité rare (Monty Alexander, Ella, Count Basie, Ray Charles…). C’est tout de même plus agréable que d’écouter du bruit rose.

.Le système d’écoute est constitué de B&W Nautilus 801 légèrement modernisées (grâce à mes relations avec le labo B&W), d’une amplification Classé, le tout fonctionnant dans une acoustique ad-hoc. La coupure basse du système se situe à 15Hz à 0dB sans égalisation, grâce aux caractéristiques particulières de la régie du studio.

Bien entendu, les niveaux étaient parfaitement égalisés, toutes les sources passaient par les mêmes circuits et étaient reliées par des câbles identiques afin d’éviter toute discussion. S’agissant des câbles, nous disposions de câbles Silent Wire (séries Referentz et 32), Cardas Golden Cros, Abbey Road, Ecosse, Ixos, VDH, Audioquest, HMS… + basiques pas chers.

Bande Master contre 192/24: pas de différence.

Bande Master contre 96/24: pas de différence.

Bande Master contre 48/24: différent.

Bande Master contre 44/16 issu du fichier 96/24 (différents ditherings essayés): un cas était identique à l’original*

Bande Master contre CD gravé, lecture depuis le graveur de l’ordinateur (Plextor Premium) et Sequoia: pas de différence.

* certains SRC et ditherings actuels permettent d’effectuer des conversions de fréquence et de bitrate tout à fait transparentes mais tous ne sont pas parfaits.

Il resterait à mener des tests de lecture du CD avec différents lecteurs raccordés ou non à des convertisseurs extérieurs mais ceci ne relève plus de notre compétence. Ce qui nous intéressait, c’était de faire le point sur les formats audio actuels dans le cadre d’une utilisation normale. Cette étude n’est donc pas exhaustive car elle ne prend pas en compte certains usages réservés à la musique pop/rock (synthétiseurs) mais cet usage ne concerne pas Passavant.

Comme nous le pressentions, les progrès réalisés dans le domaine numérique ont permis d’obtenir des résultats exceptionnels en 44/16 mais sous certaines conditions, alors que l’enregistrement direct en 48/24 nous avait déçu dans notre configuration de test. Cet excellent résultat, nous l’avons atteint quand nous avons converti le fichier 96/24 en 44/16 mais, à condition de prendre toutes les précautions nécessaires, faute de quoi le résultat risque d’être différent de l’original (certains outils recommandés par des gourous du mastering se sont révélés peu performants).

Ce qu’il faut retenir, c’est que toute mauvaise expérience dans ce domaine est à mettre à l’actif des procédures et non du principe.

Ceci signifie également qu’un CD est virtuellement comparable au fichier dématérialisé et pour cause puisque c’est le même, un CD étant déjà de la dématérialisation. Notre étude renvoie donc dos à dos:

- Amateurs de dématérialisation contre amateurs de CD: qualité sonore identique si les équipements sont sérieux. Seule la commodité d’emploi est un argument pour l’un ou l’autre.

- Défenseurs de la HD contre amateurs de CD: qualité identique en studio donc aucun gain en HD, comparé à un Master analogique de grande qualité. Je précise que nous aurions beaucoup aimé que la HD l’emporte; cela aurait été bon pour notre commerce.

Précisons que la lecture à partir du graveur s’est faite dans les meilleures conditions, ce qui n’est pas toujours le cas des expériences menées par les uns et les autres.

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Les matériels utilisés à Passavant

Voici les équipements que nous utilisons le plus souvent:

Micros Brüel & Kjaer et Schoeps

Préamplificateurs pour micros: EAA Micromix (Rev. F. Staman), Studer, Tascam

Liaisons micros -> régie: Silent Wire NF16
Convertisseurs: RME, Soundscape

Logiciel: Sequoia

Câblages divers (secteur, modulation, enceintes) : Silent Wire série Referentz et série 32
Amplification Classé Audio série delta (5 canaux)

Enceintes Bowers & Wilkins Nautilus 801 (x5)

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Le CD est-il mort?

Qui peut répondre à cette question?

Ce que l’on appelle aujourd’hui « dématérialisation », nouveau fer de lance d’un commerce en mal de renouvellement, n’est rien d’autre que le stockage de vos disques dans un disque dur avec comme seul avantage de réduire la place tenue (physiquement) par la musique, à condition de ne plus acheter de CD ou de revendre les vôtres pour presque rien après les avoir copiés dans le serveur audio. Certains achètent légalement des fichiers qu’ils téléchargent et deviennent des propriétaires virtuels. D’autres prétendent que les fichiers en haute-définition sont bien meilleurs que les CD mais c’est sans compter sur les progrès qui font que l’écart qualitatif est de plus en plus imperceptible. La qualité de l’enregistrement joue un rôle beaucoup plus important que le fait d’être au format 24/96 ou 16/44.1. Je ne suis pas sûr que tous les mélomanes qui sont fiers de leur discothèque et pour qui le fait de sélectionner le disque qu’ils vont écouter fait déjà partie du rituel musical, vont se précipiter sur cette nouvelle façon de classer des ectoplasmes qu’on ne tiendra plus dans les mains.

Ecouter de la musique ne répond pas à une logique matérialiste; il s’agit d’un plaisir subjectif qui varie d’un individu à l’autre. Certains ont besoin de toucher le disque ou son boîtier, d’autres aiment les choses bien rangées et étiquetées. C’est comme pour les photos souvenir: êtes-vous album bien rangé ou vrac dans une boîte à chaussure?

Le CD a encore quelques années devant lui car les appareils de lecture se comptent pratiquement en milliards. Le public n’est pas prêt à tout changer pour un gain quasi nul en terme de qualité. Beaucoup se contentent du CD et l’échec du SACD démontre que sa qualité est jugée globalement suffisante. Pourquoi se vend-il moins de disques? Simplement parce que les discothèques sont très bien garnies et que l’achat de musique n’est plus une priorité quand la simple écoute de tout ce que l’on a chez soi prendrait des mois ou des années.

Aujourd’hui, on ne se fait plus une discothèque: on se fait plaisir de temps en temps en s’offrant le disque qui fait vraiment envie.

Nul doute que les lecteurs audiophiles de CD  se feront plus rares dans le catalogue des fabricants ou seront intégrés à des appareils multifonctions (CD, DVD, Blu-Ray, disque dur…). Peu importe: l’offre sera de plus en plus complète et chacun pourra choisir le mode de conservation et de reproduction du son qui lui conviendra le mieux, CD, fichiers, radio… Est-ce une révolution? Non! Quant à la qualité elle-même, elle évoluera assez peu tant que la stéréo restera le standard car l’augmentation de la résolution numérique apporte très peu de différences audibles (cf. SACD par rapport au CD qui demande une installation très performante donc élitiste pour s’entendre). Le multicanal, le seul vrai progrès, est si contraignant en terme de mise en oeuvre, qu’il restera probablement réservé à quelques passionnés disposant d’une pièce dédiée ou aux amateurs de cinéma. Il y a peu de chances pour que, malgré sa nette supériorité potentielle, le multicanal devienne le standard. Il faudra attendre les enceintes quasi invisibles.

Avez-vous imaginé que si le CD disparaissait, il faudrait faire signer un autographe sur une clé USB ou votre écran d’ordinateur à la fin d’un concert?

Ce serait bien triste.

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Haute-fidélité et audiophilie

Pour définir la culture de Passavant, nous emploierons plus volontiers haute-fidélité qui consiste à reproduire un évènement sonore réel de façon aussi parfaite que possible.

Nous réservons l’audiophilie à  l’écoute de sons et de musiques non naturels, bien que cette définition ne soit pas absolument exacte mais il faut bien s’y retrouver quand tout est mélangé. L’audiophilie n’est donc pas obligatoirement liée à la notion de fidélité.  L’écoute audiophile est purement subjective car elle ne s’appuie pas sur une réalité concrète; l’audiophilie est donc, le plus souvent, une affaire de goût. Chacun a un avis sur la beauté d’un son.

Quand on parle de fidélité, tout est plus simple: soit la reproduction est comparable à l’original, soit elle ne l’est pas. La discussion ne s’éternise pas.

L’audiophilie est née avec la musique pop pour laquelle il n’est pas possible de parler de fidélité à une réalité car les sons passent tous par des haut-parleurs. L’amateur de pop s’est donc inventé un nom: audiophile, pour nous faire comprendre qu’il n’écoute pas n’importe comment.  Dans son cas, il s’agit de reproduire avec le maximum de présence et de crédibilité mais toujours en suivant ses goûts personnels, des sons artificiels obtenus après mixage et manipulations diverses.

Il est assez aisé de reproduire le son d’un disque pop sur scène si l’on dispose d’une bonne chaîne de reproduction. A l’inverse, le mode de propagation des instruments naturels est infiniment plus complexe. Il ne se limite pas à deux points d’émission, gauche et droite, mais sous la forme de fronts d’ondes multiples et complexes. Les  instruments naturels sont donc beaucoup plus riches et difficiles à reproduire mais il faut les connaître pour parler d’eux. Le son naturel existe et on peut toujours se référer à l’original.

Nous n’alimenterons pas cette page de manière régulière, nous le ferons au gré des idées ou quand une situation particulière nous y conduira. La modernité ne nous intéresse pas en tant que dogme, nous ne nous précipitons pas sur les dernières technologies à la mode. L’histoire est pleine de formats qui devaient tout révolutionner et qui ont fait long feu. La fidélité n’a pas d’âge et ne s’applique qu’à ce qui peut être reproduit, c’est à dire aux sons qui ont réellement existé.

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Rive Droite, Rive gauche (vol.2)

Ce disque, enregistré en public, a été réalisé en respectant au mieux les critères techniques qui sont les nôtres.

La liste des équipements utilisés impressionnera davantage par sa modestie que par sa quantité. Nous employons aussi peu de matériels que possible afin de préserver la transparence du son mais, ceux-ci sont impérativement excellents. On pourrait citer un convertisseur meilleur ou un préampli micro plus ceci ou cela mais arrivés où nous en sommes, le déplacement d’un micro de quelques millimètres modifiera beaucoup plus de choses que le changement d’électroniques.

Passavant ressemble davantage à un studio de photographie sonore qu’à un laboratoire de traitement numérique de l’image; le trafic n’est pas de mise ici. Quand nous enregistrons un disque, nous prenons donc énormément de risques et nous sommes contraints de réussir dès la prise de son car, après: il sera trop tard. L’enregistrement stéréophonique à deux micros est quasi définitif puisqu’on ne peut rien mixer après coup mais… quel naturel!



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